Si je t’oublie, Jérusalem…
21 fév
… que ma main droite m’oublie! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je n’élève Jérusalem, au sommet de toutes mes joies.
Ma première fois à Jérusalem ne date que de quelques jours. Pourtant, l’envie ne manquait pas, mais l’occasion ne se présentait pas. J’avais envie d’y aller avec quelqu’un qui me tient à cœur, j’avais envie que cette découverte de la Ville Sainte soit symbolique en tous points, et pas uniquement l’objet d’un séjour touristique. Mon vœu fut exaucé, quand mon Amour m’a emmené passer shabbat à Jérusalem. Notre premier shabbat en amoureux, en tête à tête à Jérusalem, quoi de plus beau, de plus symbolique?

L’hôtel situé dans la vieille ville était à 15 minutes à pied du Mur des Lamentations. Pour y parvenir, il nous fallait traverser le souk arabe qui proposait sandales, tee-shirt sur Israël, narguilés et autres accessoires orientaux.



Arrivés au Mur, je ne sais si c’est l’émotion, mais je ne me sentais plus vraiment capable de faire des photos. Je n’en ressentais plus l’envie. Comme si je ne voulais me consacrer qu’à une chose: contempler le Mur, l’admirer, observer les religieux y prier. Des frissons parcouraient mon corps et je ne me sentais pas capable de faire de longs discours. Le silence parlait de lui-même.

Ce fut ma première prière au Mur des Lamentations. Moi, qui ne priait jamais en synagogue, moi qui ne m’adressait que rarement à D…, je me sentais là en fusion avec Lui. Au fur et à mesure que j’avançais vers le Mur, je sentais cette émotion grandir en moi, les larmes monter, monter… puis couler sur mes joues, quand je posai mon front sur les pierres fraîches du Mur. Je plaçai le petit papier où j’avais écrit au préalable mes vœux, entre les pierres du Mur puis m’adressai en silence à Lui. Priai pour ma mère, ma grand-mère, mon frère. Pour tous ceux que j’aime. Témoignai mes vœux pour mon Amour et moi-même, pour notre bonheur à venir.
Je restai là, mon front collé au Mur, les larmes coulant sur mes joues, je ne saurais dire pendant combien de temps. Toute temporalité avait disparu.
Puis je me détachai du Mur et rebroussai chemin, à reculons. En prenant soin de ne pas lui tourner le dos.





Je n’aurais pu mieux décrire, les sensations, les impressions, qu’il m’arrive chaque fois de ressentir, et ce, a chaque visite au Mur des Lamentations,……
En Hébreu, il es appelé différemment : « Hakotel Hamaaravi », c’est a dire, Le Mur de l’ouest.
Pourquoi ?, parce que c’était une partie de la face ouest de l’immense muraille qui entourait et protégeait, ce que l’on appelle en hébreu, Le Saint des Saints, c’est a dire, Le Sanctuaire, ou se trouvait l’Arche d’Alliance qui contenait les tables de la loi : « Les dix commandements », ainsi qu’un extrait de la Manne, la nourriture Céleste que D’ envoya aux enfants d’Israël pendant leur long séjour de 40 années dans le désert du Sinaï, afin de les nourrir……
C’est également dans ce sanctuaire, que, le Grand Prêtre, le « Cohen Gadol », s’occupait des Offrandes pour D’, qui dans certains cas notamment le jour du « Grand Pardon » ou « Yom Kipour », des Sacrifices étaient offerts au Tout Puissant, afin d’expier les fautes du Peuple Juif.
Ce Mur, représente pour le Peuple Juif, les vestiges du passé du Peuple Juif sur Sa Terre, il représente aussi, les souvenirs des différentes persécutions des Grecs, Romains, Croisés, Perses, et bien d’autres encore….
Mais ce qui est magique dans tout cela, c’est que Nous sommes toujours la, malgré tout….
Et les vestiges du passé, devraient être alors nommés fondations, car celles ci nous auront permis, en accord avec notre foi en D’, de tenir bon, et de construire notre avenir.
Les larmes que tu décris sont donc un mélange, de tristesse, de joie, de bonheur, que notre Âme est alors amenée a ressentir, lorsque l’on s’approche de ce Mur, endroit ou la sainteté de D’ réside encore et ceci depuis la création du monde.
Merci chéri pour toutes ces précisions
juste waouh…
J’ai pleuré également la première fois. En pensant à toutes ces générations de juifs qui, chaque année,disaient « l’an prochain à Jérusalem » et n’avaient jamais vu cette ville, touché ce mur. Ils en ont rêvé, nous le faisons. Nous sommes des privilégiés.
Quel beau texte!!!! non seulement tu donnes envie mais perso j’ai même envie d’une suite… bisous
Shalom Amandine! On voit que tu as dû te sentir bien en évacuant toutes tes émotions près du Mur.