« Nine »: un beau casting ne fait pas tout…
4 mar

Je n’écrirai pas des tartines sur ce film, mon titre en dit déjà assez.
Les affiches que je voyais maintes et maintes fois dans le métro ont suscité deux semaines auparavant mon envie impatiente d’aller voir « Nine ». Un mec plutôt charmant (Daniel Day-Lewis) et une brochette de starlettes toutes aussi jolies les unes que les autres (exceptée Kate Hudson, qui ressemble à mon goût à une petite Peggy): la bimbo latina Penelope Cruz, la frenchy Marion Cotillard, la gracieuse Sofia Loren, la sublime Nicole Kidman, …
C’est pourquoi je me suis précipitée ce matin, jour de sortie nationale de « Nine » dans mon cinéma de quartier. Ceci, sans prendre le temps de voir la bande annonce ou le synopsis dans Allociné.
Grossière erreur! « Nine » est une comédie musicale… Pourquoi pas ? Après tout, j’ai regardé une bonne dizaine de fois « Moulin Rouge »! Sauf que « Nine » est d’une qualité plutôt médiocre. Les décors italiens des années 60 font rêver mais les musiques sont affreuses, les chorégraphies passables, et le scénario est creux. Aucune émotion, aucune empathie n’est créé avec les acteurs. Rien. On attend que le temps passe, que chacun hurle sa chanson pourrie (en croyant chanter) et qu’il y ait un dénouement. En vain.
Points positifs (tout de même): Marion Cotillard extrêmement jolie et presque touchante en femme trompée et délaissée; Nicole Kidman, toujours aussi belle à en couper le souffle et, surtout, surtout la piquante Penelope Cruz, sensuelle à souhait dans un show endiablé!

Dire ce que film est présenté comme un hommage ou remake de 8 et demi de Fellini… j’en reviens pas.
Excellent critique qui remets les choses en place …
Ca doit d’ailleurs géner les lobotimisés pour lesquels le théatre de l’influence régit l’existence et dirige leur univers pitoyable !
bon, je dois dire que tu n’as pas tord pour le scenario…. il est simple: il faut faire un film, mais il n’y a pas de scenario…
d’où l’imposture sur tout le film, puisque Guido tient en haleine toute une equipe pratiquement jusqu’a la fin pour son neuvieme film… alors qu’il n’a rien, aucun scenario
c’est là la subtilité de Nine, c’est un film sur un « non film ».
l’enchainement « jeu/chanson » est en effet quelquefois maladroit.
Marion est de loin surement celle qui se detache du lot,sa performance sur la chanson Take it all est simplement magnifique, entre amour et haine, entre clemence et impitoyable colere.
quand a l’histoire, c’est celle d’un homme trop amoureux des femmes pour etre capable d’en aimer qu’une seule vraiment. Un homme dont la faiblesse est sa force a se laisser conduire par les femmes qui sont l’essence même de sa vie. La jeune femme qui m’accompagnait a dit de Guido « ce type est un crevard lâche… »en sortant de la seance
je pense plutot qu’il est un enfant refusant de grandir, qui ne veut avoir a choisir entre aucune des femmes de sa vie et qui finalement perdra LA femme de sa vie.
Qui finalement , bien qu’entouré de plusieurs femmes, est terriblement seul, ecrasé par cette solitude incurable.
coté image, il y a des scenes magnifiques, entre noir et blanc et lumieres extremes.
Nicole trop absente sur la totalité du Film, Penelope troublante et attachante même si la femme qu’elle joue est un tantinet trop vulgaire pour la classe qu’elle a d’ordinaire.
Un film a voir avec un certain detachement….
ah au fait, je n’aime pas les comedies musicales… d’ordinaire.