Savlanout…

4 juin

C’est un des premiers mots que j’ai appris en hébreu. Cela signifie «  patience ». Parce que oui, il faut s’armer de patience quand on arrive en Israël. Moi qui me plaignait des administrations françaises, je crois bien qu’en Israël elle n’est pas mieux. Si ce n’est pire. Les horaires des ministères, banques et de la poste changent quasiment tous les jours. Ils ne travaillent que le matin. Et parfois que l’après midi. Jamais une journée entière… c’est bien trop fatiguant.

Et encore, je ne suis pas à plaindre. J’ai fait l’alyah Tapis Rouge proposée par l’agence juive (oui, oui ! Il y avait même un tapis rouge à l’aéroport de Roissy. Minuscule mais là…). J’ai donc pu avoir ma carte d’identité israélienne le lendemain de mon arrivée, puis enregistrer mon compte en banque, m’inscrire à une des caisses maladie, etc.

Mercredi, je suis allée à la banque récupérer ma carte bleue Visa israélienne et m’inscrire pour mon compte en banque internet. J’ai du signer une vingtaine de pages et/ou paragraphes différents (auxquels je ne comprenais strictement rien évidemment). Puis, j’ai reçu mon container. Dans un piteux état, avec des choses manquantes, à valeur sentimentale. Les cartons où j’avais pris soin d’annoter « fragile » m’ont été rendus tout cabossés. Les déménageurs voulaient me refourguer deux gros meubles moches où mon nom étaient inscrit… mais qui ne m’appartenaient pas. « C’est cadeau ! », qu’il me sort. Quel sérieux, quel professionnalisme ! On a du les rappeler pour qu’ils viennent les récupérer sinon on héritait de deux meubles vieux et puants qui auraient encombrer notre 50 m².

Malgré tous ces désagréments, nous voici enfin installés. Les pieds et mains usés, trop fatigués pour parler, pour manger, ne serait ce que pour boire. Il ne manque (quasiment) rien.

Nous sommes jeudi, cela fait une semaine et demie que je suis arrivée en Eretz et j’ai l’impression d’y être déjà depuis un mois, tellement j’ai entrepris de choses en si peu de temps. Tellement aussi ma tendre maman me manque, mon frère aussi.

Aujourd’hui la préoccupation principale est le repas de shabbat. Que vais-je faire comme kémias ? Et comme plat ? Un autre crumble en dessert peut être ?

Ah oui ! Sans oublier ce cruel dilemme de la salle à trouver expressément pour notre mariage en Israël en octobre prochain. Les kibboutz exigent un nombre minimal de 300 personnes. Nous en sommes bien loin… Le rêve d’organiser trois jours de folie, d’enchainer le mariage avec le shabbat hatan tombe à l’eau. Le temps presse, les faire-parts doivent partir dans  maximum 10 jours.

Heureusement samedi est là pour que je puisse enfin… me reposer, au soleil, une citronnade bien fraîche à la main. Et me replonger dans un nouveau roman, qui je l’espère sera aussi attachant que le dernier Katherine Pancol (critique à venir).

2 Responses to “Savlanout…”

  1. hamiltonic 05. juin, 2010 at 23 h 55 min #

    ravi de te savoir enfin installée et de plus, citronnade au soleil, on rougit de honte ici météorologiquement parlant…
    amicalement

  2. Thomas 07. juin, 2010 at 8 h 31 min #

    Je suis rassuré : y’a pire que l’administration française ;)

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