C’est vrai! Pourquoi pas envoyer tout paître, se refaire entièrement, arrêter de faire un boulot qui nous emmerde, cesser de se coltiner des connards et connasses à longueur de journée, tout ça pour gagner du blé, payer son loyer, ses impôts, sa bouffe? Peut-être parce qu’on a une conscience, qui nous dit que ce n’est pas bien, qu’on n’est pas dans la norme… Eh bien, Romain Duris (toujours aussi beau et sex) dans « L’homme qui voulait vivre sa vie », il en a rien à foutre de toutes ces conneries.

Avocat de profession, une femme infidèle, deux gosses… Et quand sa femme demande le divorce, paf! Il se barre, se fait passer pour mort et se tire à l’autre bout du monde. Pour vivre sa vie. Faire ce qui lui plait, ce qu’il a toujours voulu faire: être photographe. Ah, il en faut du cran pour faire ça! Mais du fric aussi, et surtout une bonne dose d’égoïsme pour renoncer à ses propres enfants …
Excepté cette forte marque d’égoïsme propre à la gent masculine, ce film m’a transportée, et donnée envie de partir. Loin. De voyager, de rencontrer d’autres personnes, de connaître d’autres cultures, d’admirer d’autres paysages… Et de photographier, bien sûr. De me remettre à mon moyen-format argentique, de faire moi-même mes propres tirages…
Mais cette histoire m’a aussi attristée, car elle n’est pas purement et simplement l’histoire d’un mec qui plaque tout pour « vivre sa vie », c’est aussi l’histoire d’un mec qui fuit. Qui fuit son échec amoureux, la tristesse qui l’envahit. Qui se fuit lui-même.
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