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Happy Birthday Israël!

20 avr

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Après Yom Hashoah (jour de commémoration de l’holocauste) et Yom Hazikaron (jour de commémoration des soldats tombés pour la nation), Israël fête aujourd’hui son 62ème anniversaire.

Yom Haatsmaout, jour anniversaire de la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël, est célébré par les Juifs de la Diaspora mais surtout en Israël par des cérémonies officielles et autres festivités (concerts en plein air, festivals, pique-niques, etc). En ce jour, Benjamin Netanyahu a déclaré (source AFP): « Nous tendons la main à ceux qui veulent vivre en paix, mais nous poursuivrons nos ennemis partout où ils se trouvent et nous leur ferons payer le prix de leur haine et de leurs crimes (…) Des milliers des nôtres ont été tués dans la rue, sur le chemin du travail ou de l’école. Leur seul péché, aux yeux de leurs meurtriers, était de vivre en Israël« .

L’existence de l’Etat d’Israël relève pour beaucoup du miracle: Qui aurait pu penser qu’un petit pays comme Israël se développe autant, que ce soit dans le domaine de l’économie, de la santé, ou encore du cinéma? Qui aurait pu penser qu’Israël vivra et vaincra, alors que le monde arabe le refusa et le menaça de mort dès son existence?

L’année prochaine, si D. veut, pourrais-je vivre ce moment unique en Eretz… Aujourd’hui, je me contente de suivre de loin cette journée importante dans le coeur de tous les Juifs, et de penser fort en notre Etat Hébreu, en notre Nation qui subsiste et subsistera en dépit des menaces ennemies. Amen.

(Photos de Rudy Aaron)

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Si je t’oublie, Jérusalem…

21 fév

… que ma main droite m’oublie! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je n’élève Jérusalem, au sommet de toutes mes joies.

Ma première fois à Jérusalem ne date que de quelques jours. Pourtant, l’envie ne manquait pas, mais l’occasion ne se présentait pas. J’avais envie d’y aller avec quelqu’un qui me tient à cœur, j’avais envie que cette découverte de la Ville Sainte soit symbolique en tous points, et pas uniquement l’objet d’un séjour touristique. Mon vœu fut exaucé, quand mon Amour m’a emmené passer shabbat à Jérusalem. Notre premier shabbat en amoureux, en tête à tête à Jérusalem, quoi de plus beau, de plus symbolique?

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L’hôtel situé dans la vieille ville était à 15 minutes à pied du Mur des Lamentations. Pour y parvenir, il nous fallait traverser le souk arabe qui proposait sandales, tee-shirt sur Israël, narguilés et autres accessoires orientaux.

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Arrivés au Mur, je ne sais si c’est l’émotion, mais je ne me sentais plus vraiment capable de faire des photos. Je n’en  ressentais plus l’envie. Comme si je ne voulais me consacrer qu’à une chose: contempler le Mur, l’admirer, observer les religieux y prier. Des frissons parcouraient mon corps et je ne me sentais pas capable de faire de longs discours. Le silence parlait de lui-même.

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Ce fut ma première prière au Mur des Lamentations. Moi, qui ne priait jamais en synagogue, moi qui ne m’adressait que rarement à D…, je me sentais là en fusion avec Lui. Au fur et à mesure que j’avançais vers le Mur, je sentais cette émotion grandir en moi, les larmes  monter, monter… puis couler sur mes joues, quand je posai mon front sur les pierres fraîches du Mur. Je plaçai le petit papier où j’avais écrit au préalable mes vœux, entre les pierres du Mur puis m’adressai en silence à Lui. Priai pour ma mère, ma grand-mère, mon frère. Pour tous ceux que j’aime. Témoignai mes vœux pour mon Amour et moi-même, pour notre bonheur à venir.

Je restai là, mon front collé au Mur, les larmes coulant sur mes joues, je ne saurais dire pendant combien de temps. Toute temporalité avait disparu.

Puis je me détachai du Mur et rebroussai chemin, à reculons. En prenant soin de ne pas lui tourner le dos.

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Abraham, un hommage émouvant

9 fév

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Noir profond. On entend des chiens aboyer, des bottes fouler le sol, des nazis hurler en allemand. Puis, on le voit. Lui, Michel Jonasz. En costume, immobile. Muet. Aucun mot n’est nécessaire, son regard en dit long. La détresse, la tristesse, le désarroi face à ce destin imparable…. autant de sentiments qui se ressentent dans ses yeux.

Michel Jonasz interprète Abraham, son grand-père maternel victime de la barbarie nazie. Originaire de Pologne ( « sans doute le pays le plus triste du monde »), il s’est réfugié en Hongrie où il vécut avec Rosele, sa femme ,qui lui fit sept beaux enfants. Durant 1h30, Michel Jonasz  émeut et captive de par son charisme naturel, sa prestance scénique, ses chants tziganes et son humour yiddish.

« Abraham » est un hommage à son grand-père, mais aussi au gefilte fisch, aux questions existentielles typiquement ashkénazes, à la musique tzigane, à la culture yiddish. Mais aussi à l’amour et à tous les déportés de la seconde guerre mondiale.

Un spectacle sincère, fort et mémorable.