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Dernier post

12 sept

J’ai choisi de publier les derniers commentaires (en attente) que j’ai reçu sur ce blog:

« Pauvre femme… toujours la même, avec son sionisme à 2 balles… tu fais pitié. »

« En plus d’être très mal écrit – puisque celle qui a écrit ce post parle beaucoup plus d’elle que du sujet lui même – le titre de ce post a été copié mot pour mot d’un article du journal Liberation, voici l’original!
http://www.liberation.fr/monde/01012351969-apres-le-printemps-arabe-l-ete-israelien
Pour une Sioniste pro-israelienne qui a un discours de droite ca la fou un peu mal de plagier un journal de Gauche! Ca fais « Sioniste en plastique » ce qui n’est pas très loin de la triste réalité »

« Madame,
Je suis israélien et je voyage beaucoup et par ailleurs j’aime la photographie. Je suis tombé par hasard sur votre blog et votre site. Deux constats.
Vous êtes un bien plus beau modèle que vous êtes photographe. Internet regorge de photos de vous nue bien plus que votre site. Je comprends que ça doit être dur à  assumer si vous changez de discipline. Enfin deux, ne mélangez pas politique et loisir surtout sur un sujet aussi sensible. Donc au final : vous êtes bien plus douée en modèle, que photographe et bien meilleure photographe que chroniqueuse politique. Mais je pense que vous le savez.
Cordialement,
/CD »

(il y en a eu un ou deux autres du même genre auparavant mais ils ne sont plus dans ma base de données)

La question est: est-ce la même personne qui n’a que ça à foutre de s’acharner sur ma personne et de créer à chaque fois des adresses différentes (ou bien de mettre de fausses adresses mail)? Toujours est-il que l’on voit une évolution dans ces messages. Le dernier, Monsieur (qui se fait passer pour un israélien et qui justifie son adresse IP de Toulouse par le fait qu’il voyage beaucoup) est plus cordiale. Mais le message reste le même: Amandine, tu fais des photos de merde, tu as des convictions politiques qui ne plaisent pas, tu ne sais pas écrire, donc retourne à tes photos à poil!

Alors, pour mon dernier post,  je vais publier ma réponse sur ce blog pour que les choses soient claires : ce/ces personnes m’a/ont l’air bien obnubilée(s) par ma personne pour savoir qu’elle(s) le lira(ont).

1/ Je ne suis pas photographe professionnelle et ne souhaiterais en aucun cas le devenir. La photographie est une passion et devenir professionnelle signifierait que je devrais répondre aux attentes de clients (chiants) et « faire de l’alimentaire ». Par ailleurs, en tant que modèle,  j’ai rencontré de nombreux photographes qui pratiquaient depuis des années et qui n’étaient pas capables de faire une image digne de ce nom, tout comme j’ai rencontré des photographes professionnels qui faisaient des photos merdiques alors que des photographes amateurs pouvaient faire des images à me couper le souffle. Que mes photographies ne plaisent pas, soit. Je n’ai pas la prétention de faire des choses extraordinaires, j’apprends, j’essaie et je compte bien continuer. Même si ça ne plait pas à certaines personnes, cela m’est égal. Il suffit de ne pas se rendre sur mon site.

2/ Ce blog était initialement un blog où je partageais mes goûts en matière de livres, de films, d’arts. Il s’est transformé en blog plus personnel, sachant que j’émigrais en Israël. Mon blog n’a jamais eu et n’aura jamais une vocation politique pour la simple et bonne raison qu’en dépit de mes convictions, je ne m’intéresse pas à la politique et ne prétend pas être calée pour me qualifier de « chroniqueuse politique ». En même temps, si j’ai reçu ce message, c’est qu’en fait ce sont mes opinions qui gênent… C’est bien dommage, vous vous trompez de cible, il y a des blogs plus spécialisés sur la question … C’est me donner bien trop d’importance.

3/ Concernant mon titre de « sioniste en plastique », parce que mon titre ressemblait fortement à celui de Libé, il faut savoir que cela fait bien longtemps que je ne lis plus ce torchon, tout comme je ne lis plus la plupart des quotidiens français (je tiens à ma santé mentale). Et dans ce cas, je connais au moins 2 blogueurs qui devraient recevoir un message du même genre, car « l’été israélien » a été bien exploitée!

4/ Je suis navrée pour vos yeux de pervers mesquins, mais je ne reprendrai pas ma « carrière de modèle ». Car contrairement à ce que vous souhaitez me dire de façon plus ou moins détournée et mesquine, ceci fait partie de mon passé, et même si cela vous emmerde, je sais faire autre chose que me dévoiler.

5/ Le but est de me déstabiliser, de me blesser. Alors je finirai ce post en vous disant que je vous plains. S’amuser, sans assumer son identité, à m’envoyer des messages empreints de méchanceté gratuite ne fait que prouver votre esprit étriqué, votre vie misérable et votre frustration.

Tous aux abris!

17 avr

Ouf! Ma période mensuelle est enfin terminée. Chaque mois, c’est la même chose, cette période est redoutée une semaine avant son début, et s’ensuit d’un soulagement quasi-orgasmique lorsqu’elle prend fin.

Cette période dure environ une semaine (il faut compter, plus ou moins, les 4 jours de menstruations et les 2 jours qui précédent et/ou suivent cette phase infernale) et provoque en moi un changement radical de ma personnalité. En d’autres mots: Tous aux abris!

amandine le mag- tous aux abris

Je passerai sur les spasmes au ventre incessants, les nausées et les fièvres de cheval qui me clouent au lit. Je me concentrerai sur les effets des hormones sur mon comportement… C’est tellement plus marrant!

Car pendant une semaine, tout le monde en prend plein la gueule! Oui, tout le monde: de ma mère a mon meilleur ami, en passant par mon frère, mes collègues hommes (surtout!) et ma collègue adorée (un peu beaucoup), qui elle aussi, de part son état de prégnance, connait mieux que quiconque les poussées d’hormones!

Autant vous dire qu’au bureau, une semaine par mois, ca gueule (plus que d’habitude)! Les petits pics sont suivis de rires, les « je t’aime » sont précédés de « tu m’emmerdes! ». Mais s’il n’y avait que les cris…Que nenni! Il y a aussi les pleurs, les doutes, les besoins de bisous, de câlins, d’affection, d’amour, les envies de chocolat… Tout ca, puissance 1000!

Un rien me blesse ou me lasse, un rien m’agace ou m’angoisse, et ma tête ressemble au cerveau de Spielberg en pleine écriture…

En cadeau, un petit florilège de répliques de mes (plus ou moins) proches, pendant mes anglaises:

« Aujourd’hui j’t'aime pas » Jérémie, collègue et ami.

« Moi, j’te parle plus t’es agressive avec moi! J’te laisse dans ton coin » suivi de « Je t’aime ma poupinette d’amour«   Myriam, ma collègue adorée qui a en ce moment des seins énormes, un ventre tout rond et les hormones qui jouent de la trompette!

« La prochaine fois que tu me raccroches au nez, je ne te rappellerai pas! » Maman

 » Do you have your menstruations? You’re so nervous! » Itzik, collègue.

« J’accepte que tu me parles comme ca, vraiment parce que j’t'adore! Ca aurait été quelqu’un d’autre, je lui aurais foutu une gifle, je peux être très méchant«   Nissim, ami-confident-associé.

« Mais si j’te comprends » (suivi d’un « pffff » difficilement dissimulé),  la phrase fatidique des amoureux

Et le meilleur pour la fin:  » Amandine, tu as pris ton Seroplex ? » Une maman tendre et attentionnée qui tient absolument a ce que sa fille continue son antidépresseur…

Savlanout…

4 juin

C’est un des premiers mots que j’ai appris en hébreu. Cela signifie «  patience ». Parce que oui, il faut s’armer de patience quand on arrive en Israël. Moi qui me plaignait des administrations françaises, je crois bien qu’en Israël elle n’est pas mieux. Si ce n’est pire. Les horaires des ministères, banques et de la poste changent quasiment tous les jours. Ils ne travaillent que le matin. Et parfois que l’après midi. Jamais une journée entière… c’est bien trop fatiguant.

Et encore, je ne suis pas à plaindre. J’ai fait l’alyah Tapis Rouge proposée par l’agence juive (oui, oui ! Il y avait même un tapis rouge à l’aéroport de Roissy. Minuscule mais là…). J’ai donc pu avoir ma carte d’identité israélienne le lendemain de mon arrivée, puis enregistrer mon compte en banque, m’inscrire à une des caisses maladie, etc.

Mercredi, je suis allée à la banque récupérer ma carte bleue Visa israélienne et m’inscrire pour mon compte en banque internet. J’ai du signer une vingtaine de pages et/ou paragraphes différents (auxquels je ne comprenais strictement rien évidemment). Puis, j’ai reçu mon container. Dans un piteux état, avec des choses manquantes, à valeur sentimentale. Les cartons où j’avais pris soin d’annoter « fragile » m’ont été rendus tout cabossés. Les déménageurs voulaient me refourguer deux gros meubles moches où mon nom étaient inscrit… mais qui ne m’appartenaient pas. « C’est cadeau ! », qu’il me sort. Quel sérieux, quel professionnalisme ! On a du les rappeler pour qu’ils viennent les récupérer sinon on héritait de deux meubles vieux et puants qui auraient encombrer notre 50 m².

Malgré tous ces désagréments, nous voici enfin installés. Les pieds et mains usés, trop fatigués pour parler, pour manger, ne serait ce que pour boire. Il ne manque (quasiment) rien.

Nous sommes jeudi, cela fait une semaine et demie que je suis arrivée en Eretz et j’ai l’impression d’y être déjà depuis un mois, tellement j’ai entrepris de choses en si peu de temps. Tellement aussi ma tendre maman me manque, mon frère aussi.

Aujourd’hui la préoccupation principale est le repas de shabbat. Que vais-je faire comme kémias ? Et comme plat ? Un autre crumble en dessert peut être ?

Ah oui ! Sans oublier ce cruel dilemme de la salle à trouver expressément pour notre mariage en Israël en octobre prochain. Les kibboutz exigent un nombre minimal de 300 personnes. Nous en sommes bien loin… Le rêve d’organiser trois jours de folie, d’enchainer le mariage avec le shabbat hatan tombe à l’eau. Le temps presse, les faire-parts doivent partir dans  maximum 10 jours.

Heureusement samedi est là pour que je puisse enfin… me reposer, au soleil, une citronnade bien fraîche à la main. Et me replonger dans un nouveau roman, qui je l’espère sera aussi attachant que le dernier Katherine Pancol (critique à venir).