Il y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de rester au lit… Et ces derniers temps, on peut dire que je ressens cette sensation de « journée de merde » un peu trop souvent à mon goût.
Pourtant, samedi dernier, le 28 novembre, je n’ai pas eu de mal à me lever et j’en étais d’ailleurs plutôt contente : Primo, parce que c’était l’anniversaire de mon « petit » frère ( 19 ans, toutes ses dents, 1m80, basketteur, boxeur). Secundo, parce que j’avais réservé une belle chambre dans un super hôtel avec deux modèles au top… et une journaliste de TPS Star qui venait faire un portrait de l’ « Amandine Modèle & Photographe ».
Je ne savais pas encore que cette journée serait ponctuée de diverses surprises pas du tout agréables… Vous connaissez l’expression « effet boule de neige » ? Et bien moi, ce 28 novembre 2009, j’ai inauguré l’expression « effet boule de merde » !

Premier imprévu : Aurea arrive avec environ une heure de retard à cause de la SNCF (rien d’étonnant jusque là, j’ai l’habitude des imprévus prévisibles de notre chère compagnie française)
La journaliste, Marine, arrive et commence à m’interviewer dans ma chambre de petite fille (oui, suite à deux dégâts des eaux, je suis revenue chez la mama). Nous devions être à l’hôtel entre 13h30 et 14h. Finalement, nous partons à 14h10 en taxi (bah oui ! En plus, il pleut et la lumière naturelle est merdique… donc le shooting s’avère d’ores et déjà un peu compliqué).
Second imprévu : Un mois auparavant, j’étais venue sur place pour réserver la chambre 507 car elle était bien orientée et parce qu’il y avait un balcon. Nous arrivons à 14h30 à l’hôtel, et on me dit que finalement la chambre est prise à cause d’un client qui a prolongé son séjour. « Je suis vraiment désolé, mais ce n’est pas moi, c’est mon collègue qui a fait ça (il faut bien se décharger sur quelqu’un d’autre qui n’est pas là)… et nous n’avons pas de chambre supérieure de disponible. ». Je commence à bouillir. On me propose, une, deux chambres : la lumière est pourrie, l’installation médiocre. J’opte finalement pour une chambre mieux exposée au 6ème étage avec une baignoire, une fenêtre dans la salle de bains (point positif) mais pas de balcon (bien entendu, il n’y a que la chambre 507 qui a un balcon).
Troisième imprévu : Aurea et moi-même commençons à choisir les différentes tenues du shooting. Je mets une pellicule dans mon moyen format. Et là… La manivelle ne tourne pas complètement. Elle reste bloquée. Autrement dit, il m’est impossible de faire des photos. Je ne peux retenir mes larmes. J’appelle à la rescousse Patrice Valette, photographe professionnel avec qui je devais faire une séance photos dans la même chambre en tant que modèle… juste après avoir immortalisé Aurea et ma cousine, Elodie. Quatorze ans de labo derrière lui et professeur en photographie, je ne pouvais mieux penser.
En attendant sa venue, Marine, Aurea et moi-même faisons une pause dans le café en face de l’hôtel. 16h45 : Patrice Valette arrive. Patience, douceur et professionnalisme sont ses maître mots. La nuit tombe, il m’est donc impossible d’utiliser la lumière naturelle. Heureusement, Patrice a amené son éclairage studio mais aussi son appareil photo numérique qu’il me prêta le temps d’arranger mon petit bébé. Décidément, le numérique n’est pas pour moi…
Patrice réussit à réparer de façon précaire mon argentique. Je parviens donc à prendre quelques clichés d’Auréa. Puis plus tard d’Elodie, ma cousine. Mais ce n’était pas sans compter ce…
Quatrième imprévu : La réceptionniste m’appelle avec sa voix de crécelle, juste après l’arrivée de ma cousine (et alors que je commençais tout juste à photographier Aurea). « Vous n’avez pas le droit d’être plus de deux dans la chambre, donc les autres personnes doivent sortir immédiatement ». Donc, si on veut organiser une grande orgie, ce n’est pas permis dans cet hôtel ? « Non, c’est interdit ». Très bien… Et vous avez un papier stipulant qu’il est interdit d’être à 5 dans une chambre, à partir du moment où seules 2 personnes y dormiront ? « Non, je n’ai pas de papier ». So… SHUT UP !
Aurea et Elodie partirent chez ma mère pour l’anniversaire de mon frère à 19h30… au lieu de 17h30. Je me sentais vidée, usée, nerveuse et je pense que la journaliste aussi (car elle aussi, du coup avait pris du retard). Entre les interviews du photographe et mon shooting (cette fois-ci devant l’objectif), on quitta l’hôtel à 22h. Je n’ai malheureusement pas pu donner le meilleur de moi-même, ni devant ni derrière l’objectif.
J’en profite donc pour remercier et m’excuser auprès de :
- Marine, journaliste douce et patiente ;
- Aurea, modèle et Amie pour son réconfort et sa compréhension ;
- Elodie, ma cousine qui s’est montrée de bonne humeur (c’est tellement rare ! Haha) ;
- mais surtout Patrice Valette, mon Messie photographique de ce jour.
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