Fidèle à mon statut de célibataire névrosée de Tel Aviv, j’ai passé mon vendredi soir seule dans mon lit à manger des biscuits, à envoyer des textos agressifs et à matter un film qui me fait chialer. Oui, ce film qui, 21 ans après sa sortie, parvient toujours à faire rêver les nanas de ma génération, j’ai nommé « Pretty Woman ». La bombastic Julia Roberts, le charismatique Richard Gere… Une jolie putain, un mec beau et blindé. Paf, ils se voient, ils baisent, il la paye évidemment, ils tombent amoureux, patati patata!
Normal quoi !

Et moi, dans mon lit, sous ma couette rose, le corps qui sent la Biafine, je pleure comme une madeleine en buvant de l’eau avec des plantes et en hurlant « Pourquoi pas moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? Pourquoiiiiiiiiiiii ??? » Moi vieille et conne (et dépressive)? Si peu !
Bon, je n’ai pas fait que pleurer, ca a fait tournicoti tournicoton dans ma tête.
Tout d’abord, est ce que Julia Roberts serait habillée de la même manière si Pretty Woman était sorti en 2011 ? Rien n’est moins sûr, car ce qui était oversexy dans les années 90 est aujourd’hui presque banal. Qui ne porte pas des jupes ras la fouf et le bide à l’air ? Qui ne met pas de cuissardes ? Moi la première, en tant qu’ancienne femme libérée parisienne, j’en possédais une demie-dizaine de paires…
Alors comment serait habillée la Pretty Woman du nouveau millénaire ? De façon non plus sexy, mais vulgaire c’est certain… Et assurément sans le charisme envoutant de Julia Roberts.
Et puis, après je me suis demandée ce que voulait nous dire ce film à nous, les femmes mal ou peu aimées, aux Femmes comme moi qui sont des « aimants à minables » (dixit Julia) ? Parce que c’est bien beau de nous faire rêver et d’user des tonnes de PQ à force de chialer, mais bordel, ce conte de fées particulier, à quoi il sert ? Quel est LE message ?
Que devons nous faire pour être cette « salope de Cendrillon » des années 2010 ? Et si je faisais le tapin, tiens… au moins je serais sûre de ne tomber que sur des minables et peut être un jour viendra, un mec me payera pour mon cul et après sera transi d’amour pour ma personnalité et deviendra fou de mon Coeur?
Eclairez-moi… Est ce une piste à exploiter ? Et est-ce que je gagnerais mieux qu’en faisant du service clientèle pour des joueurs cons, moches et aux noms improbables ? Parce que sinon je prends pas, faut pas non plus déconner ! J’attends donc vos propositions…
PS : Attention, inutile de me proposer d’être mon Mac. « Je dis qui, je dis quand, je dis combien » !
PS2 : Vous pouvez me dire aussi qu’il n’y a pas de message particulier dans ce film, juste l’envie de nous faire rêver et/ou déprimer un peu plus.
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