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Peut-on tout montrer?

30 nov

Le réalisateur allemand Uwe Boll, connu pour ses films d’horreur, se lance dans un entreprise plutôt dangereuse, que certains qualifieraient de douteuse ou encore de provocante.

En effet, Uwe Boll, que beaucoup qualifient de « pire réalisateur au monde », prévoit de sortir un film en 2011 intitulé « Auschwitz ». Vous l’aurez vite compris, il s’agit d’un film sur les camps de concentration et sur le sort qu’Hitler et l’entreprise nazie a réservé aux Juifs en 39/45.

Sauf qu’Uwe Boll a un projet plus ambitieux (et plus gore) que ses confrères : « Le public a déjà eu droit à de nombreuses images soft de l’Holocauste dans des films comme « Shindler’s List ». Ce n’était pas conforme aux faits. C’était l’enfer sur terre et j’ai voulu le montrer » affirme-t-il dans une interview donnée au magazine allemand Stern.

Uwe Boll s’y tient et son trailer fait déjà parler de lui. En mauvais termes évidemment. Et pour cause, ce trailer montre des Juifs nus tentant de s’échapper des chambres à gaz, des enfants dans des incinérateurs ou encore des nazis ôtant aux cadavres leurs dents en or… Inutile de vous dire que ce trailer donne des frissons, à défaut de provoquer une cruelle envie de vomir.

A l’heure où les survivants de la Shoah s’éteignent peu à peu, où les témoins ne seront bientôt malheureusement plus ce monde, à l’heure où le négationnisme est de plus en plus virulent, cette sorte de « docu-fiction » est-elle la bienvenue ? Doit-on tout montrer ?

Cette question entraine d’autres questions : Ce genre de films porte-t-il atteinte à la mémoire des victimes de la Shoah ? Peut-on réellement mettre des images sur l’horreur qu’ils ont enduré ? Et Uwe Boll réalise-t-il ce film dans le but de montrer réellement au monde entier la cruauté des nazis, ou bien a-t-il réalisé ce film par sadisme ?

Je reste, pour ma part, partagée… Non pas que je sois maso, mais la majorité de mes lectures portent sur la seconde guerre mondiale et tout particulièrement sur la Shoah, et je pense qu’il faut mettre fin à ce puritanisme mal placé et montrer au monde ce qu’il s’est réellement passé et non seulement se contenter de quelques lignes dans les livres d’histoire ou de films montrant l’holocauste de façon subjective ou pire encore, enjolivée.

D’un autre côté, Uwe Boll est connu pour ses films d’horreur et ce film pourrait être considéré comme une fiction… et dans ce cas alimenterait le discours des négationnistes, qui se complaisent à affirmer que les Juifs en « rajoutent » et veulent « constamment se faire plaindre ».

Et vous qu’en pensez-vous ?

Toy Story : un Pixar pour les grands enfants

2 août

Si vous voulez amuser vos enfants en les emmenant voir « Toy Story 3 », réfléchissez-y à deux fois : je crains qu’ils n’en ressortent apeurés ! En effet, Pixar nous offre ici un dessin animé digne du premier opus de la saga « Toy Story »… mais celui-ci ne s’adresse pas réellement aux gosses d’aujourd’hui !

toy-story-3

Après, si vous voulez que votre Mini-Moi fasse un rejet total des ours en peluches roses ou qu’il s’imagine que son poupon essaye de le tuer… à vous de voir.

En revanche, les grands enfants (comme moi ? oui, bon ok ! Je l’avoue : j’ai re-re-re-regardé il y a tout juste une semaine « Cendrillon ») seront comblés ! Et les féministes aussi car Pixar n’oublie pas de montrer une Barbie, certes niaise, mais beaucoup moins que Ken… Alors moi je dis OUI à des dessins animés où les femelles sont représentées à leur juste valeur : jolies, sexy, fleur bleue, malicieuses, parfois d’apparence bêtes mais finalement pas tant que ça !

Toy-Story-3-Barbie-and-Ken

Aussi, vous vous étonnerez pendant le générique de fin à repenser à vos jouets préférés et à vous dire que finalement, votre ourson que vous avez depuis tout bébé, a tout à fait sa place dans votre lit – au même titre que votre moitié. Na !

Plongez « dans ses yeux »…

23 mai

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Oui, plongez dans les yeux envoûtants et émouvants de la sublime Soledad Villamil, actrice principal du film de Juan José Campanella, « Dans ses yeux ».

Vous y trouverez de la tendresse, un amour secret défiant toutes frontières sociales et géographiques, mais aussi l’histoire d’un meurtre dont le coupable a été relâché. Une histoire injuste et illogique qui obsède un ancien policier  (et coéquipier de la belle espagnole), interprété avec justesse par Ricardo Darin .

Ce thriller, cette obsession que voue l’acteur principal à ce crime apparaît finalement comme un prétexte du réalisateur pour montrer en filigrane cet amour unique et fort qui lient les deux personnages mais aussi la vérité sur la nature humaine.