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La « dépression Facebook »

28 mar

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Oui, c’est le terme de « chercheurs » selon un des blogs du site « d’informations », Le Monde. Quels chercheurs, d’où viennent-ils, quelles sont les statistiques ? On n’en sait trop rien, mais ce blog nous affirme que Facebook pourrait nous rendre dépressif. Plus creux comme article tu meurs! En revanche, il est vrai qu’il y a matière à réflexion… et il suffit de parler de ce réseau social révolutionnaire pour ameuter les internautes!

D’ailleurs, le titre de ce post fera sans aucun doute augmenter mes stats…

Alors Facebook nous déprime-t-il vraiment? Ou plutôt, le fait d’aller sur Facebook ne nous prouverait-il pas qu’on est déjà en dépression? Oui, combien de personnes sont inscrites sur Facebook uniquement dans un but professionnel? Très peu au final…

Je dirais en fait que l’on passe autant de temps sur Facebook parce que déjà on s’emmerde au taff (les statistiques le prouvent, le nombre de personnes connectées atteignent leur sommet les jours de la semaine en journée… alors à moins qu’on soit tous chômeurs, il faudra m’expliquer) et aussi (surtout) parce qu’on cherche à combattre la solitude qui nous habite… En vain.

Car rester devant son ordinateur, parler de la pluie et du beau temps sur le chat, poster des statuts et des photos dans l’attente et l’espoir qu’on nous commente… n’est ce pas ca, la vraie solitude?

A croire qu’on serait donc presque tous seuls et dépressifs et Facebook ne ferait qu’empirer les choses car même s’il prétend être un réseau social pour garder contact avec ses amis, Facebook n’est ni plus ni moins qu’une manière pour chacun d’entre nous de s’exposer aux yeux des autres, de se donner de l’importance, d’avoir l’impression d’exister et d’être aime…

Au final, ce  réseau antisocial ne fait qu’accroitre cette barrière entre les autres et soi-même et n’est que l’image d’un monde ou c’est « Moi d’abord » et « Chacun pour sa gueule »…

« L’échappée belle » – Anna Gavalda

27 juil

Anna Gavalda fait partie de mes auteurs français préférés, car elle a le don de raconter des histoires de tous les jours, des histoires qui peuvent vous arriver à vous, à moi. Des histoires de personnes lambda, en somme… tout en les rendant uniques, merveilleuses de douceur, d’amour et de tendresse.

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Anna Gavalda qui a su lire en moi dans « J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part », qui m’a émue avec « Ensemble c’est tout », qui m’a donné envie de partager et de « tout lâcher » avec la Consolante, ne m’a pas du tout parlé avec « L’échappée belle ».

Peut être que ce livre s’adressait à un autre public, peut être aussi que ce livre a été fait parce qu’il le fallait, parce qu’il fallait être rentable, et donc ne plus penser à l’art. Parce qu’après tout « Gavalda » sur un livre, ça fait vendre, alors pourquoi se serait-elle fait chier ?

C’est un livre que j’ai lu d’une traite, non pas parce que je n’arrivais pas à m’en défaire mais parce que j’étais animée par une seule question : quand vais-je avoir le cœur qui se serre ? Les larmes aux yeux ?

Mon cœur ne s’est pas serré, mes yeux ne se sont pas mouillés. En revanche, j’ai eu la désagréable impression – après avoir refermé mon livre et l’avoir déposé au fin fond de ma bibliothèque – d’avoir perdu mon temps.

Comment peut-on perdre son temps à lire ? Je ne pensais pas que c’était possible. Aujourd’hui je sais que ça l’est.

PS : Anna, si tu me lis, reprend toi, ponds nous un livre digne de ce nom, une de ces belles histoires qui nous a toutes ébranlées !!

JOUR J

23 mai

J’avais ces dernières mois la désagréable impression que le temps se jouait de moi: je ressentais à la fois que le temps passait à une vitesse fulgurante mais aussi le poids des jours loin de celui que j’aime.  Et voilà… nous sommes aujourd’hui dimanche 23 mai et dans 12h je serai dans l’avion en direction d’Israël.

Dans moins de 12h, je laisserai ma mère et mon frère à l’aéroport, un poids au coeur, le ventre noué, les yeux prêts à déborder. Mëme si je rejoins l’homme de ma vie, même si je m’apprête à vivre dans mon pays, Israël, ce genre de décision n’est pas sans douleur. Surtout quand on est proche de sa famille comme je le suis. Rien n’est tout blanc ou tout noir, la vie est ponctuée de décisions  qui entraînent des joies mais aussi de la tristesse. L’important est que la joie prenne le dessus sur la tristesse.

Et c’est le cas. Oui, parce que je rejoins l’homme qui va partager ma vie, parce que je vais vivre en Eretz, parce que je vais avoir le soleil toute l’année, parce que je ne connaitrai plus les têtes de cons du métro. Parce qu’aussi je m’écarterai à jamais de ce milieu qui m’a usée: la photographie. Parce que ces médisances et cette hypocrisie de certaines modèles et de certains photographes seront loin derrière moi. Parce que je les laisserai eux et leur petitesse d’esprit croupir dans leur médiocrité et s’atteler à une autre modèle qu’ils tenteront de salir, dans le but de se donner un tant soit peu d’importance.

Oui, tout ça sera derrière moi. Même si j’assume tout ce que j’ai fait, même si – en dépit des mauvaises choses que cela a engendré – je ne regrette rien de ce que j’ai fait, car tout cela a fait partie de moi. Parce que ça a forgé ma personnalité, parce que je me suis poussée dans mes retranchements, parce qu’aujourd’hui je connais mes limites. Parce qu’aujourd’hui je ne peux avoir de regrets.

Aujourd’hui, je me tourne vers une nouvelle vie, vers l’homme de ma vie, dans un nouveau pays, avec le métier que j’affectionne tant: le journalisme. Certains envieux diraient que je fuis, alors je leur répondrais tout simplement que j’ai la force et le courage de prendre un nouveau départ.

Beaucoup me manqueront, la distance avec ma chère et tendre maman, la personne la plus importante à mes yeux va être très douloureuse (et l’est déjà), les engueulades avec mon frère vont aussi me manquer (sur qui vais-je mettre mes nerfs?). Mes amis aussi vont me manquer.

Heureusement il y a facebook comme diraient beaucoup d’entre nous, mais on sait très bien quand on est lucide que facebook ne fait pas tout et que la distance joue des tours: on voit moins les gens, on partage moins de choses avec eux, et petit à petit on les oublie. Alors ce départ sera une façon aussi de voir qui sont mes vrais amis,  ceux qui m’aiment vraiment au-delà de la distance physique.

Les minutes passent vite, trop vite, la pression est là.  C’est fou comme parfois on a peur d’atteindre le bonheur! Mais j’irai les yeux fermés, la peur au ventre de quitter Mummy mais le coeur rempli d’amour pour Rudy, celui qui m’a compris depuis qu’il m’a vue.

Les amis, la famille, vous allez me manquer, vous me manquez déjà. Sachez que vous êtes les bienvenus si vous venez en Eretz. Pour la plupart d’entre vous, on se reverra si D’ veut,  le 1er septembre pour la mairie et le henné.

A très vite, ne m’oubliez pas. Ce n’est pas moi qui vous oublierai.