Quoi de plus jouissif que de se faire berner par Martin Scorcese? Moi qui n’apprécie pas qu’on me fasse tourner en bourrique, j’ai été à la fois bluffée, délicieusement frustrée et paradoxalement amusée de voir à quel point ce réalisateur de génie a réussi à entretenir le suspense jusqu’à la dernière microseconde de son œuvre… et à me faire cogiter des heures et des heures après. Deux jours plus tard, j’y repense encore et essaie de retourner le problème dans tous les sens.

« Shutter Island » confirme une fois de plus que le duo Léonardo Di Caprio/ Martin Scorcese marche du tonnerre. L’histoire se passe dans les années 50. Leonardo y interprète Teddy Daniels, un US Marshal qui se doit de résoudre une énigme à Shutter island. Cette île renferme un asile psychiatrique où sont traités de redoutables criminels. Inutile de dévoiler davantage le scénario, vous perdrez sinon toute saveur à le découvrir par vous-même.
J’ignore encore quel niveau de lecture adopter: Une chose est sûre, il ne me déplairait pas de le voir une seconde fois, pour avoir le bonheur de me laisser happer par les hallucinations du personnage principal, de l’interpréter d’un oeil nouveau. Ou de me faire une fois de plus mener en bateau…
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