Le lièvre de Patagonie – Claude Lanzmann

22 juil

Un mois et demi que je n’ai pas écrit … Moi qui m’étais promis avant de partir d’alimenter régulièrement ce blog, on ne peut pas dire que je sois fière de moi. Il n’y a rien de pire que des promesses qu’on ne se tient pas à soi-même.

Alors je vais essayer de rattraper le temps perdu en vous faisant partager mes derniers kiffs culturels. Vous remarquerez que le cinéma ne sera plus prédominant étant donné que je ne comprend pas encore vraiment l’hébreu et voir un film en anglais me fait un peu peur… je ne suis pas bilingue !

Alors je me rabats sur… la littérature ! Lire a pour avantage d’entretenir notre imagination, et d’interpréter une histoire comme on le souhaite, nous – et non comme le voudrait le réalisateur ou le scénariste.

Claude_Lanzmann

Aujourd’hui, c’est du dernier roman de Claude Lanzmann dont je souhaite vous parler. Il trône dans ma bibliothèque depuis sa sortie en France,  j’ai commencé à le lire deux fois, mais j’ai abandonné car trop de travail préoccupait mon esprit et j’avais le sentiment qu’il fallait que je me consacre corps et âme à ce livre, aux « mémoires » de ce grand homme.

Sentiment que je confirme après l’avoir lu. On ne peut lire « Le lièvre de Patagonie » comme un  banal roman, on ne peut lire cette œuvre autobiographique par petits bouts dans le métro. Même le lire à la plage ne me satisfaisait pas ! Il me fallait m’étendre sur mon lit, le ventilateur à puissance maximale et une bouteille d’eau à portée de main (oui, ça serait bête de mourir de déshydratation…).

Je n’écrirai pas une biographie de 10000 signes sur le bonhomme, beaucoup de médias l’ont fait avant moi. Alors que lire ce pavé de 546 pages vous permettra d’approcher le Claude Lanzmann Résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, Fervent Défenseur de l’Etat d’Israël et de son armée, Tsahal.

Le Claude Lanzmann réalisateur de Shoah, projet qui lui a coûté des années, de l’argent et de nombreux déboires,  dont il partage les anecdotes à la fois flippantes et amusantes (ses techniques ont été souvent à la fois folkloriques et dangereuses).

Mais aussi le Claude Lanzmann au quotidien : l’homme qui aime les femmes sans s’en cacher,  l’homme qui a vécu avec la grande féministe Simone de Beauvoir ; l’homme philosophe gorgé de culture et de savoirs, l’homme Militant. L’homme de Passion(s), le Journaliste persévérant, l’homme plein d’humour et de tendresse. Et enfin l’homme de 84 ans qui a la joie, la vitalité et l’entêtement d’un jeune homme de 20 ans.

Après le crocodile et les tortues, les écureuils… tristes.

6 juin

les-ecureuils-de-central-park-sont-tristes-le-lundi

Pour ceux qui ont lu, comme moi, « Les yeux jaunes des crocodiles » et « La valse lente des tortues », vous avez du vous jeter sur « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi », le dernier pavé, troisième roman de la trilogie de Katherine Pancol.

Pour ceux qui ont aimé, chéri les deux précédents opus, pour ceux qui prenaient plaisir à découvrir chacun des rebondissements de la vie de Joséphine, Hortense, Shirley, Gary ou encore Marcel Grobz et Josiane,  pour ceux qui étaient pressés et à la fois tristes d’avancer aussi vite dans le livre, pour ceux qui étaient absorbés par la vie de ces personnages tous proches de nous (ou au contraire, nous faisant penser à quelqu’un détestable de notre entourage)… Vous ne serez pas déçus.

Vous assisterez à l’évolution de Joséphine, au « Je t’aime moi non plus » de Hortense et Gary. A l’amourette de Zoé et Gaétan. Mais aussi aux magouilles d’Henriette, du piteux Chaval et du bébé Einstein qu’ont engendré Marcel et Josiane. Vous connaitrez la Shirley meurtrie et vous deviendrez incollables sur le beau Cary Grant !

On le lit, on le dévore, on sourit, on pleure, on s’énerve… Et on en redemande !

Savlanout…

4 juin

C’est un des premiers mots que j’ai appris en hébreu. Cela signifie «  patience ». Parce que oui, il faut s’armer de patience quand on arrive en Israël. Moi qui me plaignait des administrations françaises, je crois bien qu’en Israël elle n’est pas mieux. Si ce n’est pire. Les horaires des ministères, banques et de la poste changent quasiment tous les jours. Ils ne travaillent que le matin. Et parfois que l’après midi. Jamais une journée entière… c’est bien trop fatiguant.

Et encore, je ne suis pas à plaindre. J’ai fait l’alyah Tapis Rouge proposée par l’agence juive (oui, oui ! Il y avait même un tapis rouge à l’aéroport de Roissy. Minuscule mais là…). J’ai donc pu avoir ma carte d’identité israélienne le lendemain de mon arrivée, puis enregistrer mon compte en banque, m’inscrire à une des caisses maladie, etc.

Mercredi, je suis allée à la banque récupérer ma carte bleue Visa israélienne et m’inscrire pour mon compte en banque internet. J’ai du signer une vingtaine de pages et/ou paragraphes différents (auxquels je ne comprenais strictement rien évidemment). Puis, j’ai reçu mon container. Dans un piteux état, avec des choses manquantes, à valeur sentimentale. Les cartons où j’avais pris soin d’annoter « fragile » m’ont été rendus tout cabossés. Les déménageurs voulaient me refourguer deux gros meubles moches où mon nom étaient inscrit… mais qui ne m’appartenaient pas. « C’est cadeau ! », qu’il me sort. Quel sérieux, quel professionnalisme ! On a du les rappeler pour qu’ils viennent les récupérer sinon on héritait de deux meubles vieux et puants qui auraient encombrer notre 50 m².

Malgré tous ces désagréments, nous voici enfin installés. Les pieds et mains usés, trop fatigués pour parler, pour manger, ne serait ce que pour boire. Il ne manque (quasiment) rien.

Nous sommes jeudi, cela fait une semaine et demie que je suis arrivée en Eretz et j’ai l’impression d’y être déjà depuis un mois, tellement j’ai entrepris de choses en si peu de temps. Tellement aussi ma tendre maman me manque, mon frère aussi.

Aujourd’hui la préoccupation principale est le repas de shabbat. Que vais-je faire comme kémias ? Et comme plat ? Un autre crumble en dessert peut être ?

Ah oui ! Sans oublier ce cruel dilemme de la salle à trouver expressément pour notre mariage en Israël en octobre prochain. Les kibboutz exigent un nombre minimal de 300 personnes. Nous en sommes bien loin… Le rêve d’organiser trois jours de folie, d’enchainer le mariage avec le shabbat hatan tombe à l’eau. Le temps presse, les faire-parts doivent partir dans  maximum 10 jours.

Heureusement samedi est là pour que je puisse enfin… me reposer, au soleil, une citronnade bien fraîche à la main. Et me replonger dans un nouveau roman, qui je l’espère sera aussi attachant que le dernier Katherine Pancol (critique à venir).