Tous aux abris!
17 avr
Ouf! Ma période mensuelle est enfin terminée. Chaque mois, c’est la même chose, cette période est redoutée une semaine avant son début, et s’ensuit d’un soulagement quasi-orgasmique lorsqu’elle prend fin.
Cette période dure environ une semaine (il faut compter, plus ou moins, les 4 jours de menstruations et les 2 jours qui précédent et/ou suivent cette phase infernale) et provoque en moi un changement radical de ma personnalité. En d’autres mots: Tous aux abris!

Je passerai sur les spasmes au ventre incessants, les nausées et les fièvres de cheval qui me clouent au lit. Je me concentrerai sur les effets des hormones sur mon comportement… C’est tellement plus marrant!
Car pendant une semaine, tout le monde en prend plein la gueule! Oui, tout le monde: de ma mère a mon meilleur ami, en passant par mon frère, mes collègues hommes (surtout!) et ma collègue adorée (un peu beaucoup), qui elle aussi, de part son état de prégnance, connait mieux que quiconque les poussées d’hormones!
Autant vous dire qu’au bureau, une semaine par mois, ca gueule (plus que d’habitude)! Les petits pics sont suivis de rires, les « je t’aime » sont précédés de « tu m’emmerdes! ». Mais s’il n’y avait que les cris…Que nenni! Il y a aussi les pleurs, les doutes, les besoins de bisous, de câlins, d’affection, d’amour, les envies de chocolat… Tout ca, puissance 1000!
Un rien me blesse ou me lasse, un rien m’agace ou m’angoisse, et ma tête ressemble au cerveau de Spielberg en pleine écriture…
En cadeau, un petit florilège de répliques de mes (plus ou moins) proches, pendant mes anglaises:
« Aujourd’hui j’t'aime pas » Jérémie, collègue et ami.
« Moi, j’te parle plus t’es agressive avec moi! J’te laisse dans ton coin » suivi de « Je t’aime ma poupinette d’amour« Myriam, ma collègue adorée qui a en ce moment des seins énormes, un ventre tout rond et les hormones qui jouent de la trompette!
« La prochaine fois que tu me raccroches au nez, je ne te rappellerai pas! » Maman
» Do you have your menstruations? You’re so nervous! » Itzik, collègue.
« J’accepte que tu me parles comme ca, vraiment parce que j’t'adore! Ca aurait été quelqu’un d’autre, je lui aurais foutu une gifle, je peux être très méchant« Nissim, ami-confident-associé.
« Mais si j’te comprends » (suivi d’un « pffff » difficilement dissimulé), la phrase fatidique des amoureux
Et le meilleur pour la fin: » Amandine, tu as pris ton Seroplex ? » Une maman tendre et attentionnée qui tient absolument a ce que sa fille continue son antidépresseur…


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